Le guide complet
Tout ce qu'un acheteur international doit savoir — des bases juridiques à la fiscalité, frais de notaire, règles de location, et le processus d'achat français étape par étape. Mis à jour juin 2026.
Puis-je acheter ?
Oui — en toute liberté. La France n'impose aucune restriction liée à la nationalité sur la propriété immobilière. Américains, Britanniques (post-Brexit), citoyens des Émirats, Singapouriens, résidents de Hong Kong, ressortissants chinois, Australiens, Canadiens et acheteurs de tous les autres pays achètent librement, en leur nom propre, sans autorisation spéciale.
Contrairement à certains pays — Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, certaines régions d'Asie — la France ne demande pas aux acheteurs étrangers d'obtenir une approbation gouvernementale avant l'achat. Vous n'avez pas besoin d'être résident français. Vous n'avez pas besoin de payer d'impôts en France. Vous passez simplement par le même processus légal qu'un national français, encadré par un notaire (voir ci-dessous).
Les seules exceptions concernent les propriétés proches d'installations militaires ou dans certaines zones frontalières sensibles — des situations si rares qu'elles sont sans pertinence pour le marché sur lequel nous opérons.
En résumé
Toute personne de toute nationalité peut acheter n'importe quel bien en France sans restriction. Le processus d'achat est le même pour un résident de Singapour que pour un citoyen français. C'est l'un des marchés immobiliers les plus ouverts au monde.
Dois-je parler français pour acheter en France ?
Non. Bien que les documents légaux — le compromis de vente et l'acte authentique — soient en français et signés devant un notaire français, vous avez droit à un interprète lors de la signature. Pour les clients qui préfèrent une clarté totale, nous organisons des traductions certifiées en anglais de tous les documents clés. De nombreux notaires dans les régions touristiques (Côte d'Azur, Dordogne, Pays Basque) parlent un anglais courant. Nous accompagnons chaque client Salin & Poirier à chaque étape du processus dans sa langue.
Dois-je me rendre en France pour acheter ?
Non. L'achat peut être réalisé entièrement à distance. Une procuration notariée autorise un représentant de confiance à signer tous les documents — y compris l'acte final — en votre nom. Nous avons accompagné des clients de Singapour, Dubaï, Hong Kong, New York et Londres à travers des achats entièrement à distance, sans une seule visite en France. Nous fournissons des visites vidéo complètes de chaque bien, des rapports d'état indépendants et une revue juridique à chaque étape.
Acheter un bien en France me donne-t-il le droit d'y vivre ?
Posséder un bien en France ne confère pas automatiquement de droit de résidence. Les citoyens UE/EEE peuvent vivre librement en France. Les ressortissants non-UE (Américains, Britanniques post-Brexit, ressortissants des Émirats, Singapouriens, Chinois, etc.) sont soumis aux règles de l'espace Schengen : 90 jours sur toute période de 180 jours sans visa, ou ils doivent demander un Visa de Long Séjour pour passer plus de temps en France. L'achat d'un bien ne crée pas en soi un chemin vers la résidence — mais la France propose un visa Passeport Talent pour les investisseurs et une option Visa Investisseur pour les investissements significatifs. Nous travaillons avec des avocats spécialisés en immigration qui conseillent les propriétaires étrangers sur leurs options.
Le processus d'achat
Le processus d'achat français est l'un des plus rigoureux et protecteurs pour l'acheteur au monde. Voici exactement comment il fonctionne :
01
Offre acceptée (verbale ou écrite)
Une fois que vous faites une offre et que le vendeur l'accepte, vous n'êtes pas encore engagé légalement. L'engagement intervient au stade du compromis. Une acceptation verbale vous donne une fenêtre pour effectuer des vérifications préliminaires et instruire votre notaire.
02
Compromis de vente — contrat préliminaire
Un contrat préliminaire contraignant signé par les deux parties. L'acheteur verse un acompte de 5 à 10 % du prix d'achat sur un compte séquestre (de l'agent ou du notaire). Dès la signature, l'acheteur dispose d'un délai légal de rétractation de 10 jours pendant lequel il peut se retirer sans pénalité et récupérer son acompte. Après 10 jours, le retrait entraîne la perte de l'acompte (sauf conditions contractuelles telles qu'un refus de crédit ou un résultat d'expertise défavorable).
03
Période de diligence raisonnable (8 à 14 semaines)
Le notaire vérifie le titre légal, recherche les charges en cours sur le bien, commande les diagnostics obligatoires (amiante, plomb, termites, performance énergétique, etc.) et prépare l'acte authentique. Si vous avez une condition suspensive de crédit, votre banque finalise son évaluation et émet l'offre de prêt. Vous organisez toute expertise indépendante supplémentaire dont vous avez besoin.
04
Acte authentique — signature finale
L'acte de vente final est signé devant le notaire. Le paiement intégral est effectué — généralement par virement bancaire vers le compte séquestre du notaire, depuis lequel il paie le vendeur et tous les frais. La propriété est transférée au moment de la signature de l'acte. Si vous ne pouvez pas être présent en personne, une procuration permet à un représentant de confiance de signer en votre nom. Vous recevez une copie de l'acte ; l'original est conservé par le notaire.
Qu'est-ce qu'un notaire ?
Un notaire est un officier public nommé par l'État qui détient un monopole légal sur les transactions immobilières en France. Le notaire est nommé par l'État et agit dans l'intérêt de la transaction dans son ensemble — pas exclusivement pour l'acheteur ou le vendeur. Vous avez le droit de désigner votre propre notaire acheteur (sans coût supplémentaire — les deux notaires se partagent les frais standards). Pour les clients Salin & Poirier, nous recommandons toujours de désigner un notaire acheteur qui lit chaque document uniquement de votre point de vue. C'est une pratique standard pour les acheteurs avertis et cela n'ajoute aucun coût.
Combien de temps dure le processus d'achat français ?
En pratique, comptez 3 à 4 mois entre l'offre acceptée et la signature finale pour un achat au comptant, et 5 à 7 mois si vous financez par un crédit — le temps supplémentaire correspond aux délais de demande, d'offre et d'acceptation du prêt. Les situations complexes (biens détenus par une société, titres de succession, terrains agricoles, monuments classés) peuvent prendre plus de temps — nous prévenons toujours les acheteurs en amont de tout délai probable plus long. Avec un vendeur très motivé et un acheteur au comptant, des délais plus rapides sont parfois possibles, mais 3 à 4 mois reste la base réaliste à prévoir.
Qu'est-ce que le délai de rétractation de 10 jours et comment fonctionne-t-il ?
Après la signature du compromis de vente, l'acheteur dispose d'un délai de 10 jours (délai de rétractation) pendant lequel il peut se retirer de l'achat sans pénalité et récupérer l'intégralité de son acompte. Ce délai de 10 jours commence le lendemain de la signature du compromis (ou de sa remise par courrier recommandé). Après ce délai de 10 jours, l'acheteur ne peut se retirer sans pénalité que si une condition spécifique du compromis (comme un refus de crédit ou un résultat d'expertise défavorable) est déclenchée. Le vendeur n'a pas ce droit de retrait.
Quels diagnostics sont obligatoires avant la vente ?
La loi française exige que le vendeur commande un Dossier de Diagnostic Technique (DDT) avant la vente. Il comprend : le diagnostic de performance énergétique (DPE), le diagnostic amiante (pour les bâtiments d'avant 1997), le diagnostic plomb (avant 1949), l'inspection termites (dans les zones désignées), l'état des risques naturels et technologiques (ERP), l'inspection des installations électriques et de gaz (pour les installations de plus de 15 ans), et le contrôle d'assainissement (pour les biens non raccordés au tout-à-l'égout). Ces diagnostics sont commandés par le vendeur — nous recommandons toujours en complément une expertise indépendante de l'acheteur pour tout achat significatif.
Coûts d'achat
En plus du prix d'achat, prévoyez un budget d'environ 8,5 à 9 % pour les frais d'achat (biens anciens) ou 2,5 à 3 % (biens neufs). Voici la répartition complète :
| Poste de coût | Détails | Montant |
|---|---|---|
| Droits de mutation | Taxes de transfert — la principale composante des frais de notaire | ~5,80 % du prix |
| Honoraires de notaire | Frais légaux pour le travail du notaire | ~1 à 1,5 % du prix |
| Frais de conservation des hypothèques | Enregistrement à la conservation des hypothèques | ~0,1 % |
| Coût notarial total | L'ensemble ci-dessus combiné | ~8,5 à 9 % du prix |
| Commission d'agence | Généralement incluse dans le prix affiché (HAI/FAI) | 3 à 6 % (souvent incluse) |
| Notaire de l'acheteur | Si vous désignez un second notaire — aucun coût supplémentaire (honoraires partagés) | 0 € supplémentaire |
| Expertise structurelle indépendante | Fortement recommandée pour les biens ruraux et anciens | 800 € à 2 500 € |
| Change de devises | Si vous payez depuis une devise non-euro — utilisez un prestataire de change spécialisé | 0,3 à 1,5 % (contre 2-3 % en banque) |
| Frais de traduction | Si vous avez besoin de traductions certifiées des documents | 300 € à 800 € |
Neuf vs ancien — une différence de coût significative
Les biens neufs (VEFA — Vente en l'État Futur d'Achèvement) bénéficient de frais de notaire réduits d'environ 2,5 à 3 % au lieu de 8,5 à 9 % pour les biens anciens. Cela s'explique par le fait que les droits de mutation sur le neuf sont une TVA forfaitaire de 20 % déjà incluse dans le prix. Si vous comparez neuf et ancien, intégrez cette différence de frais dans votre comparaison de coût total.
Fiscalité du propriétaire en France
Posséder un bien en France en tant que non-résident crée des obligations fiscales françaises — même si vous n'y passez jamais une journée. Voici le tableau complet :
Taxe foncière — Impôt annuel payé par tout propriétaire, quelle que soit sa nationalité ou résidence. Calculée sur la valeur locative théorique du bien. Varie énormément selon la commune et la taille du bien : un appartement parisien peut payer 2 000 à 6 000 €/an ; une ferme en Dordogne 800 à 2 500 €/an ; une villa sur la Riviera 3 000 à 10 000 €/an.
Taxe d'habitation sur les résidences secondaires — Un impôt supplémentaire sur les résidences secondaires. L'exonération pour résidence principale a été supprimée pour les résidences secondaires en 2023. Le taux varie selon la commune, ajoutant généralement 10 à 25 % à la base de la taxe foncière.
IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) — Impôt sur la fortune immobilière. S'applique à la part du patrimoine immobilier net français dépassant 1,3 M€. Taux : 0,5 % sur 800K€–1,3M€, 0,7 % sur 1,3M€–2,57M€, 1 % sur 2,57M€–5M€, 1,25 % sur 5M€–10M€, 1,5 % au-delà de 10M€. Pour les non-résidents, seul l'immobilier français est compté — pas le patrimoine mondial.
Impôt sur les revenus locatifs français — Si vous louez votre bien, les revenus locatifs sont imposables en France. Pour les non-résidents, un taux forfaitaire de 20 % s'applique sur le revenu locatif net (après déductions autorisées) jusqu'à 27 478 €, puis 30 % au-delà. À cela s'ajoutent les prélèvements sociaux (CSG/CRDS) de 18,6 % qui s'appliquent aux revenus locatifs pour la plupart des non-résidents. Sous le régime micro-BIC pour les locations meublées, un abattement forfaitaire de 50 % s'applique au revenu brut, simplifiant le calcul de l'impôt.
Plus-value immobilière — Lors de la vente, les plus-values sont imposées à 19 % plus 17,2 % de prélèvements sociaux = 36,2 % au total. Cependant, un abattement pour durée de détention réduit la plus-value chaque année après la 5e année : après 22 ans, la plus-value est totalement exonérée d'impôt sur le revenu ; après 30 ans, totalement exonérée de prélèvements sociaux. Vente après 30 ans : zéro plus-value imposable. Cette incitation à la détention longue est l'un des arguments structurels les plus convaincants pour acheter tôt et conserver.
Faites toujours appel à un conseiller fiscal français spécialisé
La fiscalité des propriétaires non-résidents français est complexe, change régulièrement et interagit avec la convention fiscale de votre pays avec la France. Nous recommandons toujours — et pouvons vous orienter vers — des conseillers fiscaux franco-internationaux spécialisés travaillant spécifiquement avec des acheteurs non-résidents. Le coût d'un bon conseil fiscal représente invariablement une petite fraction de l'impôt qu'il permet d'économiser.
Structure de propriété
La façon dont vous détenez un bien français a des implications importantes pour la succession, la fiscalité et la flexibilité. Voici les principales options :
Nom propre — L'option la plus simple. Vous possédez le bien directement, en tant qu'individu. Le droit successoral français (qui s'applique aux biens immobiliers français quelle que soit votre nationalité ou pays de domicile) régit alors la succession : les enfants ont droit à des parts réservataires. Pour un acheteur sans enfants ou pour qui le droit successoral français est compatible avec ses souhaits, la propriété personnelle est parfaitement appropriée.
Copropriété avec un conjoint ou partenaire — En droit français, le type de copropriété compte. Les couples mariés sous un régime de communauté universelle bénéficient des protections les plus fortes. Les partenaires non mariés achetant en indivision devraient envisager une clause de tontine (clause d'accroissement) qui transmet l'ensemble du bien au survivant. Nous recommandons toujours d'en discuter avec votre notaire avant la signature du compromis.
SCI (Société Civile Immobilière) — Une société immobilière française. Avantages : permet une copropriété flexible et une planification successorale (vous pouvez donner progressivement des parts aux enfants sans déclencher l'impôt successoral complet), peut contourner certaines règles successorales françaises par défaut, et peut être plus efficace pour les acheteurs avec un patrimoine immobilier français important. Inconvénients : frais comptables récurrents (1 500 à 3 000 €/an), complexité administrative, et certains prêteurs ne financent pas les SCI. Pas adaptée à tous les acheteurs — à discuter avec un spécialiste.
Société britannique/américaine/internationale — Acheter via une société étrangère n'est généralement pas avantageux pour les acheteurs individuels de résidence de vacances. La France applique une taxe annuelle de 3 % sur les biens détenus via des entités étrangères, sauf si certaines exigences de transparence sont respectées. Nous ne recommandons pas cette structure pour la plupart des clients Salin & Poirier.
Le droit successoral français s'applique-t-il à moi en tant qu'étranger ?
Oui, pour votre bien immobilier français. Sous le règlement européen sur les successions 650/2012 (que le Royaume-Uni n'a pas adopté post-Brexit), les résidents de l'UE peuvent choisir que le droit successoral de leur pays d'origine régisse l'ensemble de leur patrimoine, y compris le bien français. Les résidents non-UE (Américains, ressortissants des Émirats, résidents de Singapour, Britanniques post-Brexit) sont soumis par défaut au droit successoral français pour leur bien immobilier français — cela inclut la part réservataire des enfants. Une structure SCI peut offrir plus de flexibilité. Nous recommandons toujours un conseil juridique spécialisé en planification successorale avant l'achat, en particulier pour les acheteurs ayant des considérations patrimoniales importantes.
Qu'est-ce qu'une clause de tontine et quand l'utiliser ?
Une clause de tontine (ou clause d'accroissement) dans le compromis de vente prévoit que si l'un des deux acheteurs conjoints décède, l'acheteur survivant est considéré comme ayant été le seul propriétaire depuis le début. Cela évite que le bien ne passe par la succession du défunt et assure une continuité nette pour le survivant — particulièrement utile pour les couples non mariés où les règles successorales françaises par défaut pourraient sinon compliquer la propriété. Elle doit être incluse au stade du compromis et ne peut être ajoutée plus tard. À discuter avec votre notaire avant la signature.
Financement
Oui — les banques françaises prêtent aux non-résidents, bien que les conditions diffèrent de celles des résidents. Précision importante : Salin & Poirier est une agence immobilière titulaire d'une carte professionnelle, pas un courtier en crédit — nous n'organisons ni ne structurons nous-mêmes le financement. Notre rôle est de vous mettre en relation avec des courtiers en crédit indépendants et réglementés, spécialisés dans ce type de situation. Voici ce qu'il faut savoir :
LTV (Loan-to-Value) : La politique bancaire standard pour les non-résidents est généralement de 70 à 80 % du prix d'achat (contre 85-90 % pour les résidents). En pratique, les courtiers indépendants vers lesquels nous orientons nos clients parviennent régulièrement à structurer des financements jusqu'à 90-100 % du prix d'achat — bien que cela nécessite généralement de placer un dépôt nanti ou une garantie d'actifs auprès de la banque : typiquement 10 à 15 % du montant du prêt pour un financement à 90 %, et 20 à 30 % pour un financement à 100 %. La structure adaptée dépend fortement de votre profil financier global.
Prêts lombards et financement adossé à des actifs : Pour les acheteurs disposant de portefeuilles d'investissement importants, des courtiers spécialisés et partenaires de banque privée peuvent structurer un financement de type lombard — où le prêt est garanti par un portefeuille de titres ou d'investissements existant plutôt que (ou en complément de) le bien lui-même. Cette structure convient particulièrement aux acheteurs fortunés qui préfèrent ne pas liquider leurs investissements et peut offrir des conditions plus flexibles qu'un crédit standard.
Taux d'endettement : Les banques françaises exigent que le total des mensualités de dette (incluant le nouveau crédit français) ne dépasse pas 33 % du revenu mensuel brut. Ceci est calculé sur le revenu déclaré — les structures de revenus complexes (indépendants, revenus de trust, dividendes offshore) peuvent rendre cela plus difficile.
Spécialistes du crédit français pour acheteurs internationaux : Nous pouvons vous mettre en relation avec des courtiers en crédit immobilier indépendants et réglementés (immatriculés à l'ORIAS), disposant d'équipes dédiées aux non-résidents et de relations avec BNP Paribas International, Crédit Agricole, Société Générale et d'autres banques françaises expérimentées avec les emprunteurs internationaux. Ce sont ces spécialistes — et non Salin & Poirier — qui gèrent directement le processus de financement, et ils obtiennent généralement de meilleurs taux et des approbations plus fluides qu'en s'adressant directement à une banque française.
Devise : Les crédits français sont libellés en euros. Pour les acheteurs percevant des revenus en GBP, USD, AED ou SGD, le risque de change est une considération importante. La plupart des acheteurs internationaux font correspondre la devise de leurs revenus à celle du crédit ou utilisent des stratégies de couverture de change. Nous pouvons vous mettre en relation avec des conseillers spécialisés en change pour cela.
Taux d'intérêt 2026 : Les taux de crédit français à taux fixe pour les non-résidents sont généralement 0,3 à 0,7 % au-dessus des taux résidents équivalents. Après le cycle de hausse des taux post-2022, les taux ont commencé à s'assouplir — les taux fixes actuels pour les acheteurs non-résidents sont d'environ 3,5 à 4,5 % pour des durées de 15 à 20 ans (selon le profil et les conditions de marché au moment de la demande).
Louer votre bien
Hors Paris — très peu de restrictions. Dans la majeure partie de la France — y compris la Côte d'Azur, la Provence, la Dordogne, le Pays Basque, Bordeaux et les Alpes — la location de courte durée d'une résidence secondaire n'est essentiellement pas limitée en nombre de jours. Vous pouvez louer votre bien pendant toute la saison (généralement 12 à 16 semaines) ou plus longtemps, sans plafond annuel. Vous devrez :
1. Vous enregistrer auprès de votre commune (une simple démarche en ligne, 5 à 10 minutes) ; 2. Afficher votre numéro d'enregistrement sur toutes les annonces de location ; 3. Déclarer les revenus locatifs aux autorités fiscales françaises ; 4. Dans certaines communes touristiques, payer une taxe de séjour collectée auprès des locataires (généralement 1 à 4 €/personne/nuit).
Paris — limite de 120 jours. Paris est la grande exception. Les résidences secondaires à Paris sont limitées à 120 jours par année civile pour la location courte durée. Cette limite est appliquée par la Ville de Paris et les plateformes sont tenues de suivre et de signaler les enregistrements. Les amendes pour infraction peuvent atteindre 50 000 €.
Impôt sur les revenus locatifs : Les revenus locatifs d'un bien français sont imposables en France pour les non-résidents, plus les prélèvements sociaux (CSG/CRDS) de 18,6 %. Sous le régime micro-BIC pour les locations meublées, 50 % du revenu brut est déductible sous forme d'abattement forfaitaire — vous payez l'impôt sur les 50 % restants au taux non-résident applicable (taux forfaitaire de 20 % jusqu'à 27 478 €). Alternativement, le régime réel permet la déduction des coûts réels (frais de gestion, entretien, amortissement, intérêts d'emprunt) ce qui aboutit souvent à un revenu imposable plus faible pour les biens plus importants avec des charges significatives.
Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) est la structure que nous utilisons pour la grande majorité de nos clients louant un bien meublé. En amortissant la valeur du bâtiment et du mobilier contre les revenus locatifs, le LMNP ramène généralement le bénéfice locatif imposable à zéro — souvent pendant de nombreuses années — ce qui en fait l'un des outils légaux d'optimisation fiscale les plus efficaces pour les propriétaires non-résidents. Un comptable français peut confirmer si le LMNP est le régime optimal pour votre situation.
Notre approche de la gestion locative
Chaque client Salin & Poirier qui prévoit de louer reçoit une introduction à des sociétés de gestion locative locales vérifiées dans sa région — des sociétés spécialisées dans la location de vacances internationale, disposant de canaux marketing établis et d'une communication multilingue avec les locataires. La bonne société de gestion remplit votre calendrier plus rapidement, protège mieux votre bien et justifie ses honoraires de 20 à 25 % plusieurs fois. L'autogestion depuis l'étranger est possible mais rarement optimale pour les biens haut de gamme.
Post-Brexit pour les acheteurs britanniques
Propriété immobilière : Rien n'a changé. Les ressortissants britanniques peuvent acheter librement un bien français sans aucune restriction. Le Brexit n'a eu aucun impact sur le droit de posséder un bien en France.
Séjours en France : C'est là que le Brexit a changé les choses. Les ressortissants britanniques sont désormais soumis aux règles de l'espace Schengen : un maximum de 90 jours sur toute période glissante de 180 jours dans l'ensemble de la zone Schengen (France + 26 autres pays), sans visa. Cela ne vous empêche pas de posséder un bien français — mais cela limite la durée pendant laquelle vous pouvez en profiter sans visa.
Options pour des séjours plus longs : Pour les acheteurs britanniques souhaitant passer plus de 90 jours en France, plusieurs options de visa existent :
— Visa de Long Séjour (VLS-T) : Un visa long séjour de 4 à 12 mois. Renouvelable. Accessible aux retraités, personnes disposant de ressources indépendantes, et travailleurs à distance. Nécessite une preuve de revenus et une assurance santé. N'accorde pas de droit de travail en France.
— Carte de Séjour Visiteur : Une carte de séjour française pour les résidents non actifs. Nécessite une preuve de revenus suffisants et de logement. Ouvre une voie vers la résidence de longue durée.
Implications fiscales pour les acheteurs britanniques : Le Brexit signifie également que les acheteurs britanniques ne sont plus résidents UE aux fins des prélèvements sociaux français sur les revenus locatifs et les plus-values. Les acheteurs britanniques paient désormais le même taux de prélèvements sociaux (17,2 %) que les acheteurs non-UE. Cependant, les dispositions de la convention de double imposition Royaume-Uni-France protègent toujours contre la double imposition des revenus français au Royaume-Uni.
Notre recommandation pour les acheteurs britanniques
La règle des 90 jours nécessite une planification mais reste gérable pour la plupart des acheteurs de résidence de vacances. Beaucoup de nos clients britanniques répartissent leurs 90 jours en France sur 3 à 4 séjours, utilisent le bien pendant leur période allouée, et le louent le reste de l'année. Pour ceux qui souhaitent passer plus de temps en France, la procédure de visa VLS-T est bien établie et nous pouvons vous orienter vers des spécialistes de l'immigration qui traitent régulièrement ce type de dossier pour les propriétaires britanniques.
Acheter à distance
Oui — et nous le faisons régulièrement. L'achat à distance d'un bien français est entièrement légal et de plus en plus courant pour les acheteurs internationaux basés à Dubaï, Singapour, Hong Kong, Londres et New York. Voici comment cela fonctionne en pratique :
Découverte du bien : Nous réalisons des visites vidéo détaillées avec commentaire en direct — pièce par pièce, chaque angle de vue, chaque détail notable de l'état du bien. Nous mesurons les espaces, photographions sous tous les angles, et évaluons l'état de manière indépendante. Nous complétons cela avec des prises de vue par drone lorsque disponible.
Expertise indépendante : Nous mandatons un expert indépendant (expert immobilier ou géomètre agréé) pour inspecter le bien et produire un rapport d'état écrit. Cela couvre l'intégrité structurelle, l'état de la toiture, les systèmes de chauffage, la plomberie et tout problème que la vidéo pourrait ne pas capturer. Vous recevez ce rapport avant de faire votre offre.
Documents légaux : Tous les documents — compromis, communications du notaire, rapports de diagnostic — vous sont partagés numériquement. Lorsque vous avez besoin de traductions en anglais, nous les organisons. Votre notaire acheteur examine tout selon votre perspective.
Procuration : Pour signer le compromis et l'acte authentique sans être présent en personne, vous accordez une procuration notariée à un représentant de confiance (généralement un membre de l'équipe Salin & Poirier ou un avocat français désigné). C'est un instrument juridique français standard — les notaires traitent cela régulièrement pour les acheteurs internationaux. La procuration doit être préparée par un notaire ou une autorité officielle de votre pays et apostillée.
Paiement : Les fonds d'achat sont transférés vers le compte séquestre du notaire français. C'est le mécanisme de paiement standard français — le notaire conserve les fonds sur un compte séquestre réglementé jusqu'à la signature, puis les distribue au vendeur et paie tous les frais. C'est un mécanisme hautement sécurisé.
Combien de nos clients achètent à distance ?
Environ 60 % des clients Salin & Poirier finalisent leur achat sans se rendre en France pendant la transaction — découvrant leur bien en personne pour la première fois en venant récupérer les clés. L'essentiel n'est pas d'être présent en personne — c'est d'avoir sur place des personnes en qui vous avez une confiance totale. C'est notre rôle.
Quelle région ?
La France n'est pas un seul marché immobilier — ce sont sept propositions de style de vie totalement différentes. Voici comment nous aidons les acheteurs à choisir :
Côte d’Azur
Soleil méditerranéen, villas vue mer, glamour international. À partir de 5 000 €/m².
Les Alpes
Chalets de ski, stations de classe mondiale, vie à double saison. À partir de 7 000 €/m².
Provence
Lavande, mas, marchés de village, art de vivre authentique. À partir de 2 500 €/m².
Paris
Appartements haussmanniens, ville mondiale, valeur intemporelle. À partir de 10 000 €/m².
Pays basque
Surf, montagnes, gastronomie mondiale, culture espagnole à proximité. À partir de 4 500 €/m².
Bordeaux
Châteaux viticoles, ville de pierre, bassin d'Arcachon, excellent rapport qualité-prix. À partir de 3 500 €/m².
Dordogne
Châteaux médiévaux, fermes, truffes, histoire extraordinaire. À partir de 1 200 €/m².
Consultation privée
Dites-nous votre projet, votre budget, votre calendrier. Nous nous occupons du reste.
Réserver une consultation privée